Thérapies innovantes

Genopole engagé dans l’élan de la filière des biothérapies

Genopole conforte sa place de site majeur de développement et production de biothérapies. 41 laboratoires et entreprises, dont l’activité est soutenue par 13 plateformes technologiques, contribuent à la découverte, l’optimisation, le développement clinique et industriel de thérapies innovantes, notamment géniques et cellulaires.

Genopole a soutenu la croissance de l’Accélérateur de recherche technologique en génomique numérique (ART-TG) et du centre d’innovation Cithera, dont la mission est de construire sur le site une banque de cellules souches de grade clinique pour la thérapie cellulaire. Ces deux laboratoires, qui portent l’intégrateur industriel Magenta labellisé par le Grand Défi « Biomédicaments », ont bénéficié d’équipements et d’appui au recrutement. Genopole a présenté Magenta dans la note de l’Institut Paris Région de septembre 2021 qui dresse la carte des acteurs franciliens en biothérapies et bioproduction et rappelle les enjeux de la filière.

Genopole a renforcé aussi son engagement dans la dynamique régionale et nationale impulsée en 2020 autour de la bioproduction en santé. Avec 11 autres clusters ou pôles de compétitivité, le biocluster évryen a participé au French Bioproduction Tour 2.0 et organisé le 3 mai l’étape francilienne. L’initiative a rapproché les acteurs régionaux et stimulé la structuration d’une filière nationale de la bioproduction en santé.

L’année 2021 a vu les premières Assises régionales des biothérapies et de la bioproduction, orchestrées par la Région Île-de-France. Genopole était partenaire, avec Medicen et Choose Paris Region. L’événement a réuni 130 participants, académiques, politiques, industriels et startups, invités à débattre de propositions pour renforcer la filière francilienne de la bioproduction. 11 recommandations ont fait jour pour structurer l’écosystème des biothérapies, accroître l’attractivité de la région et accélérer l’industrialisation de la bioproduction.

Temps fort annuel de la filière, le Congrès France Bioproduction a accueilli le 23 juin une table ronde animée par Genopole sur l’accélération des nouvelles méthodes de bioproduction. Trois jeunes biotech génopolitaines, Fabmid, Synhelix et Core Biogenesis ont exposé le potentiel de leur innovation pour améliorer le rendement et la qualité des procédés, tout en diminuant les coûts.

Bioproduction
La révolution biotechnologique et la médecine de demain

« La révolution biotechnologique et la médecine de demain »

Genopole signe un chapitre sur la thérapie génique dans le livre « La révolution biotechnologique et la médecine de demain » paru aux éditions Doin le 18 mars 2021. Destiné notamment aux étudiants et enseignants, l’ouvrage présente des technologies issues du vivant en passe de changer la prise en charge des patients et d’ouvrir la voie à une médecine personnalisée pour les cancers, maladies génétiques, virales, métaboliques, du squelette…

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Yposkesi étend ses capacités de bioproduction

Yposkesi, une des plus grandes entreprises européennes de développement et de fabrication de vecteurs viraux de thérapie génique, s’adresse aux biotechs et aux entreprises pharmaceutiques engagées dans la recherche ou la commercialisation de médicaments de thérapies innovantes. Pour intensifier ses capacités de bioproduction, Yposkesi  a démarré la construction à Genopole d’une nouvelle usine de 5 000 m2 qui constituera l’un des plus grands sites dédiés aux médicaments de thérapies innovantes en Europe : un investissement de 58 M€ qui a bénéficié d’une subvention de 1,3 M€ de l’appel à projets France Relance. Genopole avait contribué à hauteur de 8 M€ au financement de la construction de Généthon Bioprod devenu en 2016 Yposkesi, aujourd’hui société du groupe coréen SK pharmteco.

« Cette extension démontre notre savoir-faire technologique exceptionnel en matière de bioproduction de médicaments de thérapie génique. »

Alain Lamproye, président exécutif d’Yposkesi

5 000 m2

Superficie du 2e bâtiment Yposkesi, l’un des plus grands sites dédiés aux médicaments de thérapies innovantes en Europe.


Pep-Therapy
Pep-Therapy

Pep-Therapy teste son candidat-médicament contre le cancer

Pep-Therapy développe des peptides (petites protéines) « pénétrants et interférents » comme thérapie ciblée contre le cancer. Ces molécules innovantes pénètrent dans les cellules et bloquent spécifiquement des interactions protéine-protéine clés, induisant l’inhibition de mécanismes pathologiques sans altérer les mécanismes physiologiques. Après une levée de fonds de 2,75 M€, la société, associée à l’Institut Curie, a lancé le premier essai clinique de son candidat médicament PEP-010 contre les tumeurs solides, en particulier dans deux indications : le cancer du sein triple-négatif métastatique et le cancer de l’ovaire résistant au platine. Des données préliminaires de tolérance et d’innocuité sont attendues en 2022.

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La myopathie de Duchenne

La myopathie de Duchenne apparaîtrait avant la naissance

En appliquant un protocole de différenciation de cellules souches iPS en cellules du muscle et en analysant les gènes exprimés, l’équipe des « Maladies musculaires » de l’Institut I-Stem a révélé des manifestations très précoces de la myopathie de Duchenne. Des dérégulations moléculaires sont en effet observées dans les cellules issues de patients comparées aux cellules saines. L’étude plaide en faveur d’un développement de la maladie avant la naissance et avant même la formation du muscle. Elle pourrait amener à reconsidérer l’installation de cette myopathie dont le diagnostic tardif, vers l’âge de 4 ans, limite potentiellement l’efficacité des traitements.

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AB Science entre en clinique contre la leucémie LMA

AB Science, dont l’un des laboratoires est installé à Genopole, a reçu l’autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament, d’initier une étude clinique de phase I/II de sa molécule AB8939 contre la leucémie myéloïde aiguë (LMA), un cancer hématologique à prolifération rapide qui prend naissance dans la moelle osseuse et passe rapidement dans le sang. L’essai évaluera la tolérabilité et l’efficacité de cette molécule en traitement de deuxième et troisième intentions, chez les patients qui ne sont pas aptes à une chimiothérapie intensive. AB Science a eu le même feu vert des autorités de santé canadiennes.

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Un triplet de publications
sur des maladies majeures pour SABNP

La méthode inédite développée par le laboratoire SABNP (Structure et activité des biomolécules normales et pathologiques) pour l’étude des interactions protéines-ARN apporte son lot de découvertes. Elle allie sa technologie brevetée MicroTubule Bench et l’imagerie de haute résolution, acquise en 2021 grâce au soutien de Genopole et de l’Université d’Évry. La parution simultanée de trois publications en septembre illustre la portée de l’approche : le laboratoire a pu élucider, en collaboration avec des équipes académiques et l’entreprise génopolitaine Synsight, trois mécanismes clés associés à des cancers et des maladies neurodégénératives, et identifier un anticancéreux potentiel.

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dispositif naturel pour soigner les plaies profondes

Un dispositif naturel pour soigner les plaies profondes

Le laboratoire du Ceritd est promoteur d’un essai clinique qui expérimente, sur les ulcères diabétiques profonds, un traitement constitué de peau de poisson traitée à des fins thérapeutiques. L’essai est coordonné en France par l’unité « Pied diabétique » du Centre hospitalier sud francilien, partenaire de Genopole. La matrice, 100 % naturelle et riche en oméga-3, sera évaluée sur plus de 200 patients pour ses effets sur la cicatrisation et la prévention de l’infection.

15 facteurs génétiques de risque

15 facteurs génétiques de risque pour la maladie de Charcot

La sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot entraîne la mort des neurones moteurs et la paralysie progressive de tous les muscles. La Banque d’ADN et de cellules de Généthon a participé à la plus grande étude dite « d’association pangénomique » jamais réalisée sur cette maladie neurodégénérative incurable : à partir de l’ADN de près de 30 000 patients et plus de 120 000 témoins non atteints, les scientifiques ont recherché à l’échelle du génome entier les variations fréquemment associées à la maladie. Ils ont identifié dans notre génome 15 séquences d’ADN corrélées à un risque accru de la développer, des gènes, des séquences répétées et des éléments de régulation dont l’étude pourra élucider les mécanismes impliqués et mener à des pistes thérapeutiques.

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Thérapie génique prometteuse pour la maladie de Charcot Marie Tooth

Nicolas Tricaud est en charge de l’équipe « Maladies des fibres myélinisées » créée à I-Stem grâce au dispositif Atige de Genopole. Il a publié les résultats prometteurs d’une thérapie génique sur un modèle animal de la neuropathie de Charcot Marie Tooth de type 1A.

La maladie atteint les nerfs qui conduisent l’influx nerveux en dégradant leur gaine de myéline. Le vecteur adénoviral portant le gène thérapeutique a été directement injecté dans le nerf sciatique des rats, ciblant ainsi les cellules touchées par la maladie.
Le traitement a fortement réduit les défauts de la gaine de myéline et prévenu les déficiences motrices et sensorielles.

« L’idée de Genopole est née dans les laboratoires de l’AFM-Téléthon. Son histoire et son identité sont indissociables du développement de la génomique, principalement en santé humaine, faisant de ce territoire sud-essonnien un acteur majeur de la médecine de demain »

Christian Cottet, directeur général de l’AFM-Téléthon
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Charcot Marie Tooth